dimanche 5 mars 2017

Viagem a Porto, 6

Aujourd'hui, mon voyage a été immobile. J'aime l'immobilité qui porte à l'infini les possibilités de mouvement. J'ai bu des cafés au lait, des soupes de légumes dits méditerranéens. J'ai grignoté des figues séchées. 

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J'ai écrit une page et demie du roman que je refuse et qui me refuse. Je n'ai pas encore décidé d'arrêter d'écrire du roman. Je manque de sagesse pour prendre cette décision. Je suis pourtant venu à Porto pour le faire. La vie me presse.


J'ai lu aussi. Quelques poèmes de Vitorino Nemésio et de Miguel Torga. Dans Guerre civile, ce dernier ne se paie pas de mots inutiles.
C'est contre moi que je lutte.
Je n'ai pas d'autre ennemi.
Ce que je pense,
Ce que je sens,
Ce que je dis,
Ce que je fais,
Réclame le châtiment
Et désespère la lance de mon bras.
Alliance absurde
D'enfant
Et d'adulte,
Ce que je suis est une insulte
A ce que je ne suis pas ;
Et je combats cette silhouette
Qui m'a investi par traîtrise...


Je me suis beaucoup avancé dans la relecture de La ballade de l'impossible de Haruki Murakami. Bien sûr, je suis amoureux de la fragile Naoko. J'ai noté cette phrase aussi : " Je me demande s'il n'y a pas à l'intérieur de mon corps un endroit sombre, une contrée lointaine où mes souvenirs les plus importants s'entassent pour donner de la vase."

J'ai parlé de vase hier, alors que cette phrase m'était sortie de la tête sans en sortir. Elle était bien là, à me guetter comme une proie.

Sinon, puisqu'il faut bien demeurer dans le monde, j'applaudis monsieur Ivan Rioufol du journal Le Figaro. Il appelle à voter MLP au deuxième tour de la présidentielle si Fillon n'y est pas et pour faire barrage à Macron. Les masques tombent et j'aime ça. Ils n'ont pas fini. Les loups arrivent. Vous les entendez ? Vous les entendez ?

image de ma bouteille de lait, continente.pt